La Samaritaine – Prédication : « Donne-moi de l’eau vive » – 3ᵉ dimanche de Carême – Année A – 8 mars 2026

Extrait : Resumé, environ 100 mots

Aujourd’hui, le Christ nous tend la même cruche qu’à la Samaritaine : « Donne-moi à boire… et je te donnerai l’eau vive. » Que répondrons-nous ?  – « Seigneur, donne-moi cette eau, que je n’aie plus soif ! » (Jn 4,15). – « Je crois que tu es le Christ, le Sauveur du monde » (Jn 4,42). - « Les apôtres dirent au Seigneur: Augmente-nous la foi. » (Luc 17,5) Et comme les Samaritains, invitons-Le à demeurer en nous (Jn 4,40), à devenir ce temple de l’Esprit. Car l’Église n’est pas un musée de saints parfaits, mais un hôpital de miséricorde (Benoît XVI). Alors avec le pape François qui disait "osons rêver encore", ensemble, mettons en œuvre et vivons notre rêve : – Reconnaître notre soif (nos échecs, nos doutes). – Laissons le Christ nous guérir (comme la Samaritaine). – Devenir des sources pour les autres, des temples de l’Esprit-Saint de qui couleront les eaux vive du Christ sur toute la terre. « Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur… écoutez la voix du Seigneur ! » (Ps 94,8)

La Samaritaine – Prédication : « Donne-moi de l’eau vive » – 3ᵉ dimanche de Carême – Année A – 8 mars 2026

La Samaritaine – Prédication : « Donne-moi de l’eau vive » – 3ᵉ dimanche de Carême – Année A – 8 mars 2026

La Samaritaine « Donne-moi de l’eau vive »

3ᵉ dimanche de Carême – Année A – 8 mars 2026

« Donne-nous de l’eau à boire ! » (Ex 17,4).

Le peuple d’Israël, assoiffé dans le désert, récrimine contre Moïse et contre Dieu.
« Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? » (Ex 17,7). Cette question peut être la nôtre aussi ?

Nous sommes tous des Samaritains en quête d’eau vive :

– Ceux qui ont soif de sens après des échecs, des ruptures qui ne comblent pas.
– Ceux qui, comme la femme de l’Évangile, ont connu cinq « puits » taris : des idéologies, des relations, des illusions… et qui cherchent l’absolu.
– Ceux qui, comme les disciples de Jésus, ont peur de Le voir parler à une « pécheresse »… parce que nous avons peur que Dieu nous parle à nous, pauvres et pécheurs.

Aujourd’hui, le Christ nous dit aussi :

« Donne-moi à boire » (Jn 4,7). Mais ce n’est pas une demande, c’est une offrande.
Il nous dit : « Si tu savais le don de Dieu… » (Jn 4,10). Et ce don, c’est Lui-même – l’eau qui jaillit de son cœur ouvert pour la vie éternelle.

Je vous propose un voyage qui part près de la mer morte vers la « Gallilée des nation« , avec trois arrêts spirituels.


1er arrêt – La miséricorde qui touche les blessures (« Je n’ai pas de mari »… et pourtant, je suis aimée)

« Je n’ai pas de mari » (Jn 4,17). Jésus ne la condamne pas.
Il lui répond :
« Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari… mais celui que tu as maintenant n’est pas ton mari » (Jn 4,18).

Voilà la révolution de l’Évangile :
– Jésus ne juge pas son histoire. Il la prophétise.
Il ne lui dit pas : « Va te repentir », mais Il lui tend la main pour l’aider à sortir de la nuit.

C’est là que résonne pour nous l’appel du Synode sur la synodalité (2021-2024), de Gaudete et Exsultate, Amoris Lætitia et Chritus Vivit.

« Dieu ne se lasse jamais de pardonner. Nous devons comprendre cela, pas seulement avec notre intelligence, mais le comprendre avec le cœur : Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de lui demander pardon, mais lui ne se lasse jamais de pardonner. » 
(Homélie du Pape François, dimanche des Rameaux, 10 avril 2022)

Et Amoris Laetitia (n°297) nous rappelle que les divorcés remariés « peuvent participer à la vie de l’Église » s’ils vivent dans la charité.
Le Christ ne les exclut pas – Il les reconnaît.

Mais attention : cette miséricorde n’est pas un laxisme. Jésus ne dit pas : « Tes cinq maris ? C’est normal. »
Il dit : « Va, et reviens.», ce qui nous rappelle aussi le chant du cantique des cantiques :

 » Lève-toi vers toi-même, ma compagne, ma belle, et va vers toi-même !
Oui, voici, l’hiver est passé, la pluie a cessé, elle s’en est allée.  » (Cantique de Cantiques 2:10-11)

Il veut nous guérir pour que nous puissions boire à la source.

Comme le dit saint Augustin dans Les Confessions (Livre X, 27, extrait résumant) :

« Tu nous as créés pour Toi, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi. »

Notre soif, c’est le signe que Dieu nous appelle plus loin que nos échecs.


2e arrêt– Le culte du cœur ouvert (« L’heure vient où vous adorerez en esprit et vérité »)

La Samaritaine se débat entre deux montagnes, deux temples, deux vérités :
« Nos pères ont adoré sur le Garizim… vous, vous dites que c’est à Jérusalem » (Jn 4,20).
Jésus lui répond : « L’heure vient où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité » (Jn 4,23).

Voilà le cœur du Concile Vatican II :

Gaudium et Spes (n°21) : « L’Église, dans son mystère, est le signe et le moyen de l’unité de tout le genre humain. »
Lumen Gentium (n°13) : « Tous les hommes sont appelés à la sainteté. » Le Christ ne divise pas. Il unifie :
– Pas de « Juifs contre Samaritains » (comme Oholiba et Ohola dans Ezekiel 23:1-49),
mais un seul peuple, une source commune. Les eaux de Massa et de Meriba sont unifié.
– Pas de « purs et impurs », mais des cœurs ouverts (cf. Amoris Laetitia, n°305).

De nouveau, nous nous retrouvons en plein cœur de la manifestation de la Trinité, comme au moment du baptême de Jésus dans le Jourdan pour sortir de nos dualités et pour entrer dans le « Royaume de la Trinité », en Esprit et en Vérité.

Et aujourd’hui, le Synode nous invite à oser cette vérité :

– Vous qui vous sentez « divorcé » de Dieu par vos choix, vos doutes, vos peurs : le Christ vous tend la main.
– Vous qui portez des blessures invisibles (comme la Samaritaine, stigmatisée par sa vie), Il vous connaît par votre nom.

Comme l’écrit saint Thomas d’Aquin (Somme Théologique, IIIa pars, q.43, a.4) :

« L’amour de Dieu est comme une source qui jaillit en nous, et nous fait devenir nous-mêmes une source pour les autres. »


3e arrêt – La mission qui jaillit de la rencontre (« Je le suis, moi qui te parle »)

La Samaritaine, après avoir entendu Jésus, court annoncer : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ! » (Jn 4,29).
Et le résultat ? « Beaucoup de Samaritains crurent en Jésus » (Jn 4,39).
Voilà Massa et Meriba deviennent de nouveaux l’eau qui jaillit du rocher, le Christ.
Voila, Ohola et Oholiba réconcilié dans le nouveau temple des adorateurs en esprit et en vérité.

Saint Paul nous le rappelle dans la 1ere lettre aux Corinthiens, chapitre 3 verset 16 :
Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?.
Cette affirmation rappelle que notre corps et notre être tout entier sont sanctifiés par la présence de l’Esprit-Saint.
Nous ne sommes plus des “temples vides”, mais des lieux où Dieu réside activement par son amour.

Voilà notre vocation :

– Vous qui avez soif, vous qui avez été « touchés » aujourd’hui,
vous êtes appelés à devenir des sources, des nouveaux adorateurs en Esprit et en Vérité.

Nous aurons plus besoin de dire, comme les disciples de Jésus : « Rabbi, viens manger » (Jn 4,31)…
mais nous répondront avec le Christ : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté du Père » (Jn 4,34).

Voila Notre Mission :

  1. Boire à la source (la prière, l’Eucharistie, la Parole).
  2. Devenir des nouveaux adorateurs : comme la Samaritaine, témoigner par notre vie que le Christ connaît nos blessures et les transforme pour devenir vraiment ce que nous sommes, le privilège de toute une vie disait C.G Jung.
  3. Moissonner : « Levez les yeux, les champs sont déjà dorés » (Jn 4,35).
    Il y a autour de nous des âmes assoiffées – des divorcés, des blessés, des marginaux, des cherchant… – qui attendent un signe, qui désirent l’amour.
    Quittons nos zones de confort, sortons de notre « peur de la liberté ».
    L’amour du Christ en nous vaincra la haine dans ce monde.

Conclusion – L’eau vive aujourd’hui

Mes frères et sœurs, aujourd’hui, le Christ nous tend la même cruche qu’à la Samaritaine :
« Donne-moi à boire… et je te donnerai l’eau vive. »
Que répondrons-nous ?
« Seigneur, donne-moi cette eau, que je n’aie plus soif ! » (Jn 4,15).
« Je crois que tu es le Christ, le Sauveur du monde » (Jn 4,42).

Et comme les Samaritains, invitons-Le à demeurer en nous (Jn 4,40), à devenir ce temple de l’Esprit.
Car l’Église n’est pas un musée de saints parfaits, mais un hôpital de miséricorde (Benoît XVI).

Alors avec le pape François qui disait « osons rêver encore », ensemble, mettons en œuvre et vivons notre rêve :

Reconnaître notre soif (nos échecs, nos doutes).
Laissons le Christ nous guérir (comme la Samaritaine) et devenons ainsi de être capable d’aimer.
Devenir des sources pour les autres, des temples de l’Esprit-Saint de qui couleront les eaux vive du Christ sur toute la terre.

« Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur… écoutez la voix du Seigneur ! » (Ps 94,8).
Amen.


Sources bibliques, patristiques et théologiques citées

  1. Bible :

    • Ex 17,3-7 ; Ps 94 ; Rm 5,1-8 ; Jn 4,5-42.
    • Gaudium et Spes (n°21), Lumen Gentium (n°13), Amoris Laetitia (n°297, 305), Gaudete et Exsultate (n°103).
  2. Pères de l’Église :

    • Saint Augustin, Les Confessions (Livre X, 27).
    • Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique (III, q.43, a.4).
  3. Magistère récent :

    • Synode sur la synodalité (2021-2024) : Instrumentum Laboris (thème de la miséricorde et de l’inclusion).
    • Benoît XVI : « L’Église est un hôpital de campagne après la bataille » (Discours à la Curie romaine, 2012).
  4. Symbolisme :

    • La Samaritaine comme symbole de l’âme en quête (cf. Catéchisme de l’Église Catholique, n°143-144 sur la soif spirituelle).
    • Le puits de Jacob : image de la Révélation (cf. Saint Jean de la Croix, Montée du Carmel, Livre II, ch.12).

« Viens, et vois ! » (Jn 1,39) – que cette prédication soit pour chacun une rencontre.


 

Lectures de la messe : La Samaritaine

« Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » (Jn 3:5)

« Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. » (Jn 5:19)


 

Texte Liturgiques – Lectures de la messe : 8 mars 2026

3ème Dimanche de Carême (semaine III du Psautier) — Année A

Première lecture

« Donne-nous de l’eau à boire » (Ex 17, 3-7)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
dans le désert, le peuple, manquant d’eau,
souffrit de la soif.
Il récrimina contre Moïse et dit :
« Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?
Était-ce pour nous faire mourir de soif
avec nos fils et nos troupeaux ? »
Moïse cria vers le Seigneur :
« Que vais-je faire de ce peuple ?
Encore un peu, et ils me lapideront ! »
Le Seigneur dit à Moïse :
« Passe devant le peuple,
emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,
prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil,
et va !
Moi, je serai là, devant toi,
sur le rocher du mont Horeb.
Tu frapperas le rocher,
il en sortira de l’eau,
et le peuple boira ! »
Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.

Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)
et Mériba (c’est-à-dire : Querelle),
parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur,
et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :
« Le Seigneur est-il au milieu de nous,
oui ou non ? »

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur !
(cf. Ps 94, 8a.7d)

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Deuxième lecture

« L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5-8)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
nous qui sommes devenus justes par la foi,
nous voici en paix avec Dieu
par notre Seigneur Jésus Christ,
lui qui nous a donné, par la foi,
l’accès à cette grâce
dans laquelle nous sommes établis ;
et nous mettons notre fierté
dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
Et l’espérance ne déçoit pas,
puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs
par l’Esprit Saint qui nous a été donné.
Alors que nous n’étions encore capables de rien,
le Christ, au temps fixé par Dieu,
est mort pour les impies que nous étions.
Accepter de mourir pour un homme juste,
c’est déjà difficile ;
peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.
Or, la preuve que Dieu nous aime,
c’est que le Christ est mort pour nous,
alors que nous étions encore pécheurs.

– Parole du Seigneur.

Évangile

« Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-42)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.

Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur !
Donne-moi de l’eau vive :
que je n’aie plus soif.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.
(cf. Jn 4, 42.15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 4, 5-42)

En ce temps-là,
Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.

Jésus lui dit :
« Donne-moi à boire. »
– En effet, ses disciples étaient partis à la ville
pour acheter des provisions.

La Samaritaine lui dit :
« Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
à moi, une Samaritaine ? »
– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.

Jésus lui répondit :
« Si tu savais le don de Dieu
et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
c’est toi qui lui aurais demandé,
et il t’aurait donné de l’eau vive. »

Elle lui dit :
« Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ?
Serais-tu plus grand que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits,
et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »

Jésus lui répondit :
« Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif ;
mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle. »

La femme lui dit :
« Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif,
et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »

Jésus lui dit :
« Va, appelle ton mari, et reviens. »
La femme répliqua :
« Je n’ai pas de mari. »
Jésus reprit :
« Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :
des maris, tu en a eu cinq,
et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;
là, tu dis vrai. »

La femme lui dit :
« Seigneur, je vois que tu es un prophète !..
Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
et vous, les Juifs, vous dites
que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »

(L’annonce du royaume)

Jésus lui dit :

« Femme, crois-moi :
l’heure vient
où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
pour adorer le Père.
Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs.

Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et vérité :
tels sont les adorateurs que recherche le Père.
Dieu est esprit,
et ceux qui l’adorent,
c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »

La femme lui dit :
« Je sais qu’il vient, le Messie,
celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra,
c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »

Jésus lui dit :
« Je le suis,
moi qui te parle. »

À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;
ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.
Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? »
ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »

(La prémière missionnaire qui va annoncer Jésus)

La femme, laissant là sa cruche,
revint à la ville et dit aux gens :
« Venez voir un homme
qui m’a dit tout ce que j’ai fait.
Ne serait-il pas le Christ ? »
Ils sortirent de la ville,
et ils se dirigeaient vers lui.

Entre-temps, les disciples l’appelaient :
« Rabbi, viens manger. »

Mais il répondit :
« Pour moi, j’ai de quoi manger :
c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »

Les disciples se disaient entre eux :
« Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »

Jésus leur dit :
« Ma nourriture,
c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé
et d’accomplir son œuvre.
Ne dites-vous pas :
‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?
Et moi, je vous dis :
Levez les yeux
et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.
Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire :
il récolte du fruit pour la vie éternelle,
si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.
Il est bien vrai, le dicton :
‘L’un sème, l’autre moissonne.’
Je vous ai envoyés moissonner
ce qui ne vous a coûté aucun effort ;
d’autres ont fait l’effort,
et vous en avez bénéficié. »

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,
à cause de la parole de la femme
qui rendait ce témoignage :
« Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »
Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
Il y demeura deux jours.

Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
à cause de sa parole à lui,
et ils disaient à la femme :
« Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu,
et nous savons que c’est vraiment lui
le Sauveur du monde. »

Acclamons la Parole de Dieu.

OU LECTURE BREVE

Évangile

« Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit :
« Donne-moi à boire. »
– En effet, ses disciples étaient partis à la ville
pour acheter des provisions.
La Samaritaine lui dit :
« Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
à moi, une Samaritaine ? »
– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit :
« Si tu savais le don de Dieu
et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
c’est toi qui lui aurais demandé,
et il t’aurait donné de l’eau vive. »
Elle lui dit :
« Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ?
Serais-tu plus grand que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits,
et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit :
« Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif ;
mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle. »
La femme lui dit :
« Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif,
et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.
Je vois que tu es un prophète !..
Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
et vous, les Juifs, vous dites
que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
Jésus lui dit :
« Femme, crois-moi :
l’heure vient
où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
pour adorer le Père.
Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs.
Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et vérité :
tels sont les adorateurs que recherche le Père.
Dieu est esprit,
et ceux qui l’adorent,
c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit :
« Je sais qu’il vient, le Messie,
celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra,
c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
Jésus lui dit :
« Je le suis,
moi qui te parle. »

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.
Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
Il y demeura deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
à cause de sa parole à lui,
et ils disaient à la femme :
« Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu,
et nous savons que c’est vraiment lui
le Sauveur du monde. »

Acclamons la Parole de Dieu.

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